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Disparition de JPK à Tahiti : Gaston Flosse sur la défensive
Par Pascal Riché | Rue89 | 16/01/2009 | 17H14



Douze ans après la mort du journaliste, une lettre accusatrice a été retrouvée chez l'ex-président de Polynésie.

Jacques Chirac et Gaston Flosse le 28 juillet 2003 à Bora-Bora (Philippe Wojazer/Reuters)

Près de douze ans après la disparition à Tahiti du journaliste Jean-Pascal Couraud, surnommé JPK, l'instruction avance, au point d'inquiéter l'ancien président de la Polynésie française, Gaston Flosse, 77 ans. Qui songe à organiser une conférence de presse.

Pendant des années, la justice de Polynésie, sous pression, a donné l'impression de patauger et de faire du surplace. Le juge qui instruit aujourd'hui l'affaire, Jean-François Redonnet, et les policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF) avancent plus rapidement. Le magistrat n'a pas hésité, par exemple, à perquisitionner au siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services secrets) et au domicile de Gaston Flosse.

L'hypothèse -officielle jusque-là- d'un suicide par noyade du journaliste perd ainsi peu à peu de sa crédibilité. Et de plus en plus d'éléments et de témoignages concordants indiquent que JPK, qui gênait, serait mort aux mains de gros bras du pouvoir local: un commando formé de quatre hommes qui l'auraient noyé au large de Papeete.
L'élément nouveau: une confession écrite

En septembre, les policiers ont retrouvé dans le tiroir du bureau de Gaston Flosse, à son domicile, une confession non signée, mais attribuée à Vetea Cadousteau, ancien membre du Groupement d'intervention de la Polynésie (GIP), la milice de Gaston Flosse (lorsqu'il était au pouvoir) aujourd'hui dissoute. Deux analyses graphologiques ont été engagées pour vérifier l'authenticité de cette lettre.

Vetea Cadousteau n'est plus là pour témoigner: il a été retrouvé dans la montagne le 24 janvier 2004, mort, un coup suspect à la tête. L'autopsie conclut à une mauvaise chute. Ce qui est difficile à croire: le rapport d'autopsie dont nous avons pris connaissance précise que le corps a été retrouvé sans chaussures, alors qu'il était censé chasser.

La lettre retrouvée chez Flosse commence ainsi:

"Je me nomme Vetea Cadousteau. j'écris ce testament car je sais que je serai tué dans quelque temps car j'ai participé à l'assassinat de Couraud. J'ai réfléchi à ce qui s'était passé et je n'arrive pas à vivre avec ça. (...) Je vais vous dire comment, pourquoi, pour qui j'ai exécuté Couraud".

Celui qui se présente comme Cadousteau raconte comment lui et trois autres membres du GIP, qu'il cite nommément, ont embarqué le journaliste ("et un dossier") dans une voiture, puis sur un bateau:

"Nous avons reçu l'ordre par Félicien de faire nettoyage de Couraud."

Ils auraient alors attaché les pieds de Couraud à "04 gros ciments", auraient pris la direction de Moorea, auraient accroché leur victime "à une corde et une chaîne" et l'auraient fait descendre plusieurs fois dans l'eau, en lui demandant de parler du contenu de son dossier.

L'auteur de la lettre écrit par la suite que les quatre hommes, après avoir téléphoné à un certain "Réré", ont lâché le corps, qui "est parti dans le fond". Le lendemain, selon le récit, "Félicien" les a félicités.
Un récit qui confirme
un témoignage naguère écarté

"Félicien" désigne Félicien Micheloni, l'un des deux ex-agents de la DGSE qui dirigeaient un service de renseignement mis en place par Flosse (l'autre s'appelle André Yhuel). Car si Flosse avait sa garde prétorienne, il avait aussi son propre service de barbouzes. Ce n'est pas la première fois que leur nom apparait dans ce dossier pour le moins confus.

Ce n'est pas non plus la première fois que l'interrogatoire fatal de JPK est raconté. Au mois d'octobre 2004, Vetea Guilloux, employé au GIP, avait affirmé que Couraud avait été noyé, le corps lesté de parpaings, par des agents du GIP qui s'en étaient vantés un soir de beuverie. (Voir la vidéo)

Vetea Guilloux avait été pris pour un fou et avait été condamné à une peine de prison ferme pour "déclarations mensongères et dénonciation calomnieuse". L'enquête a, depuis, failli tomber en panne, plusieurs fois. Elle a repris sous l'impulsion du juge Redonnet.
L'ombre du "compte japonais" de Chirac

Les proches de JPK, sa famille comme son ancien ami Me Dominique des Arcis, ont aujourd'hui la conviction que la disparition du journaliste est liée à une enquête que Jean-Pascal Couraud menait sur les financements politiques du RPR. En arrière fond de ces soupçons, l'affaire du "compte japonais de Chirac".

En février 2007, le frère de JPK, Philippe Couraud, avait rencontré Maître Dominique des Arcis, également avocat du journaliste, dans un café. Ce dernier, racontera par la suite Philippe Couraud, lui aurait alors affirmé qu'il a été en possession d'informations relatives à des transferts de fonds de Polynésie française vers un compte ouvert au Japon au nom Jacques Chirac. Interviewé par Rue89 en janvier 2008,l'avocat avait démenti avoir prononcé le mot "Japon".


Mais il reconnaît que l'enquête que JPK et lui menaient sur le financement politique de la campagne de Chirac en 1995 peut très bien avoir été à l'origine de l'enlèvement supposé du journaliste.

De l'enquête qu'avaient mené JPK et des Arcis, il reste une note de 13 pages que nous avons consultée (il y en avait initialement 14). Cette note, rédigée en 1998, fait état d'opérations financières mêlant Gaston Flosse, son ami Robert Wan, richissime homme d'affaires local, et Jacques Chirac. Le mot Japon y apparaît bien:

"...CHIRAC et GASTON ont été ensemble au JAPON en juillet et en août. Or chacun sait que les cours de la perle noire de Tahiti sont entre les mains des Japonais."

Gaston Flosse sur la défensive

Gaston Flosse a raconté aux policiers que "quelqu'un" lui a fait parvenir ces documents, mais qu'il n'a pas cru bon de les livrer aux autorités judiciaires parce qu'il avait "trouvé cette affaire farfelue": "J'ai jugé que ce document n'était pas très intéressant pour l'affaire en cours", déclare-t-il aux policiers qui l'interrogent. Il considère que ces confessions "inventées" font partie d'une manoeuvre montée contre lui par ses adversaires politiques.

Mais si ce testament était farfelu, pourquoi l'avoir "archivé" dans son bureau, lui ont demandé les policiers en septembre dernier? Réponse du sénateur divers droite:

"S'il y avait une quelconque réalité du récit, j'aurais fait disparaître ce document."

Détail troublant: le "testament", un texte écrit à la fois à la main et à la machine, a été trouvé dans le tiroir droit du bureau de Flosse, dans une grande enveloppe. A l'intérieur de la grande enveloppe se trouvait une plus petite enveloppe, également adressée à Flosse, contenant un relevé d'identité bancaire et une demande de rendez-vous manuscrite.

Selon le journal Monde, qui a révélé une partie du contenu des documents trouvés au domicile de Gaston Fosse, à Pirae, le juge "s'intéresse aussi au crash d'un avion, en 2002, dans lequel a péri Boris Leontieff, le rival politique historique de M. Flosse", et dont JPK était très proche.

En attendant, le sénateur pourrait être poursuivi pour délit d'entrave à la justice: fût elle anonyme, non datée, et de source inconnue, la pièce qu'il s'est abstenue de communiquer au juge est directement liée à l'enquête.

Le 29 décembre, Gaston Flosse avait déjà réagi à ces informations par un communiqué posté sur son blog, pour faire part de son "effarement":

"Le sénateur Gaston Flosse précise qu'il s'est contenté de recevoir une lettre anonyme, relatant de prétendues révélations sur cette affaire, tout comme Oscar Temaru, en 2004, avait reçu le témoignage de Vetea Guilloux. Quand on sait que Vetea Guilloux a été condamné à de la prison ferme pour son témoignage, il n'y a aucune conclusion hâtive à tirer de ce document."

Il trouve "proprement scandaleux que la presse et ses détracteurs continuent de parler d'enlèvement et de meurtre de Jean-Pascal Couraud puisque, après plus de 10 ans depuis la disparition du journaliste, rien ne vient étayer cette thèse". Sur son blog, il n'accuse pas les opposants locaux, mais carrément les services de l'Etat français:

"A l'heure où le sénateur Gaston Flosse joue un rôle déterminant dans la réconciliation politique en Polynésie française, il ne peut que s'interroger sur l'intérêt de certaines autorités de l'Etat à manipuler sciemment des informations judiciaires dans le seul but de tenter de faire barrage à un consensus politique qui n'a pas l'assentiment de certains à Paris : pure coïncidence ou volonté délibérée?"
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# Posté le vendredi 16 janvier 2009 15:11

Tapuari Laughlin

http://tahitiht.blogspot.com/2008/02/clip-de-tapuarii-laughlin-tapao-no-te.htmlTAPA'O NO TE HERE

UA RERE TE MANU
I NIA TE RAI
MATAITAI'AU
TONA NEHENEHE
E MANU UOUO
E MANU NO TE HAU E
TIAI TE FENUA
FENUA MAO'HI

refrain
TAPA'O NO TE HERE
PUHI HAU NOA MAI
TONA REO ITI
MAI TE AHI MOA

E UA TAU TE MANU
I NIA TE FENUA
MATAITAI IAU
TONA HANA HANA
E MANU UOUO
E MANU NO TE HAU E
TIAI TE FENUA
TO'U NEI AIA

(refrain bis)
TAPA'O NO TE HERE
PUHI HAU NOA MAI
TONA REO ITI
MAI TE AHI MOA

(refrain)
TAPA'O NO TE HERE
PUHI HAU NOA MAI
TONA REO ITI
MAI TE AHI MOA
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# Posté le samedi 21 février 2009 12:01

Modifié le dimanche 22 février 2009 05:45

Menaces...

Menaces...
Je me suis laissé dire que si je ne publiais rien dans les jours à venir, mon blog courait le danger d'être purement et simplement supprimé du ouaibe !

Il ne manquerait plus que cela, avec tout le temps que j'y ai passé !... Et puis, les visiteurs eux, continuent à le fréquenter chaque jour.

Alors j'écris !

Il faut dire qu'en ce moment, je pense beaucoup à Tahiti puisqu'il va bientôt être le moment de déposer les demandes de mutation. De mon côté, tout est prêt, je n'attends plus que le feu vert des autorités pour poster la liasse en question.

Après ? Wait and see jusqu'au printemps. Suspense insoutenable. J'aimerais tant repartir dans le Pacifique sud mais rien n'étant sûr, je préfère modérer mes ardeurs...

Tiens, une petite photo de notre dernier voyage aux Stêts, ça vous irait ? Bon, en même temps c'est moi qui décide.

Nous avons donc passé cet été trois semaines en Nouvelle-Angleterre. Massachussets, Rhode Island, Connecticut, Vermont, Maine, New Hampshire.

Un peu moins dépaysant que le Far West, mais très sympa quand même...
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# Posté le jeudi 27 août 2009 15:46

BOSTON

BOSTON
Boston, ville de contrastes.
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# Posté le jeudi 27 août 2009 15:52

BOSTON

BOSTON
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# Posté le jeudi 27 août 2009 15:57