Le départ

Le départ
4 aout 2004. Porte F54. Roissy, Charles de Gaulle.
On y est ... Enfin presque ... A ce moment précis de l'histoire, on se remet juste du fait de savoir qu'on a oublié une des 24 valoches dans la navette Orly-Roissy. Rien de grave, juste celle qui contenait toutes les fringues des filles, un détail.

M'en fous, c'était pas la mienne. N'empêche que quand on s'en rend compte plusieurs heures après, au moment d'enregistrer pour Papeete, ça remue le bonhomme et la bonne ménagère ! Ah, si on avait mesuré à quel point les vêtements n'auraient plus qu'une importance très secondaire quelques heures plus tard ...

C'est là qu'il faut savoir courir et faire du charme aux jolies conductrices de navettes d'aéroport pour qu'elles appuient légèrement sur le champignon jusqu'aux objets trouvés. Coup de bol que c'était pas a Los Angeles, si ça se trouve j'aurais fini le voyage a Guantanamo. Tu parles d'une mute ! Remarquez c'est une île, faudrait savoir. En plus t'es nourri et blanchi. Enfin "orangi".

Enfin, bon, on l'a, cette valoche mais maintenant, c'est le commandant qui ne veut pas décoller. Il paraît qu'une porte ne ferme pas bien. Ouais, vaut mieux vérifier quand même, je ne tiens pas à tomber dans une fosse à requins, déjà qu'on ne va pas pouvoir fumer tranquille, si en plus il faut faire un vol plané en manque de nicotine, merci la fin !

# Posté le lundi 09 mai 2005 13:54

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 15:26

Et pourtant, tout ne fut pas si simple !

Et pourtant, tout ne fut pas si simple !
L'envie de partir vivre à l'autre bout du monde n'était pas également partagée. Regardez les visages et cherchez l'erreur.
Clara a arpenté les couloirs de Roissy en n'ayant qu'un seul leitmotiv : je ne veux pas y aller !
Ambiance .....

C'est la même qui, 4 années plus tard, se cramponnera à son siège en salle d'embarquement à Faa'a pour ne pas revenir suscitant de la compassion chez une voyageuse Nipponne qui dégainera son paquet de mouchoirs.

Un conseil, si vous deviez vous aventurer un jour en ces terres lointaines avec votre bruyante progéniture, préparez la,ne laissez surtout pas s'ancrer dans sa fertile imagination l'idée que cela durera toujours.

# Posté le lundi 09 mai 2005 14:00

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 15:27

21 heures, c'est long !

21 heures, c'est long !
21 heures en classe phlébite d'Air France, c'est le pied, enfin surtout les jambes. Escale totalement neuneu chez les Ricains à Los Angeles : deux heures dans un couloir à attendre que les douaniers veuillent bien tamponner les passeports des Frenchies.

Après, course vers l'aquarium à fumeurs pour rattraper la nicotine perdue. C'est économique, il suffit de passer la porte et de respirer 3 minutes. Inutile de chercher fébrilement son paquet...


Deuxième partie de voyage éprouvante avec deux bébés hurlant pendant 9000 kms !!!

Je plains les parents. 240 paires d'yeux exorbités qui les fixent...

Surtout que Monsieur Nicot nous a déjà abandonnés et que si les hublots s'ouvraient, il y a deux têtes blondes qui auraient déjà goûté à la plénitude du vol libre..

# Posté le lundi 09 mai 2005 23:42

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 15:27

Arrivée a Faa'a

Arrivée a Faa'a
Bon pour ceux qui l'ignorent, l'aéroport international de Papeete s'appelle Faa'a.
Ici on aime bien les voyelles et surtout les "a". L'alphabet tahitien ne comporte que 13 lettres, alors forcément les combinaisons sont moins nombreuses.

Donc en arrivant a Faaaaaaa, notre première parole fut : qui a mis le chauffage à fond ?

Et pourtant, il n'était que 6 heures du mat et en plus un 5 août, c'est-à-dire en saison froide.

La queue totalement bordélique à la récupération des bagages ajoutée au manque de tabac nous avait rendus à peu près hystériques. Par chance, il n'y avait pas d'avocat identifiable sur le tarmac, sinon je pense que nous aurions derechef entamé un divorce en procédure ultra rapide.

Notre agent immobilier nous attendait ainsi qu'une jolie demi-chinoise qui accueillait les nouveaux profs, ici on dit "api".

# Posté le lundi 09 mai 2005 23:58

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 15:28

la maison

la maison
Nous voilà donc dans le 4X4 d'André vers la maison qu'on avait trouvée sur le net. Bonne surprise, il y a une vue sur le Pacifique, très mauvaise découverte, il n'y a presque pas de meubles et c'est assez sale. Pas de lits, pas de chaises, pas de machine à laver, pas de téloche, un canapé d'avant-guerre, un frigo Dantesque -version "l'enfer"- et, à l'étage, une moquette importée de Tchernobyl et remplie de puces ! Génial quand on arrive morts de fatigue.

Enfin le cadre et la vue sont magnifiques, la taille de la maison incroyable, quelques centaines de mètres carrés, la piscine sympa et le calme assuré, on ne peut pas tout avoir.

Donc, premier jour, n'ayant pas dormi depuis plus de trente heures : ouverture d'un compte en banque et d'une ligne téléphonique, et descente dans les magasins de meubles et d'électroménager d'une ville inconnue, le pied !

Et une journée qui restera un grand souvenir. A 16 heures les filles dormaient sur le pseudo canapé et le lendemain on se retrouvait tous à 4 heures du mat à errer dans le salon, décalage oblige. Le lendemain rebelote et en prime un cassage de gueule monumental devant les livreurs de BUT, morts de rire
. J'ignorais que le portail n'était pas vraiment sur ses gonds ! Vive la Polynesie !

# Posté le mardi 10 mai 2005 00:20

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 15:26