Tapuari Laughlin

http://tahitiht.blogspot.com/2008/02/clip-de-tapuarii-laughlin-tapao-no-te.htmlTAPA'O NO TE HERE

UA RERE TE MANU
I NIA TE RAI
MATAITAI'AU
TONA NEHENEHE
E MANU UOUO
E MANU NO TE HAU E
TIAI TE FENUA
FENUA MAO'HI

refrain
TAPA'O NO TE HERE
PUHI HAU NOA MAI
TONA REO ITI
MAI TE AHI MOA

E UA TAU TE MANU
I NIA TE FENUA
MATAITAI IAU
TONA HANA HANA
E MANU UOUO
E MANU NO TE HAU E
TIAI TE FENUA
TO'U NEI AIA

(refrain bis)
TAPA'O NO TE HERE
PUHI HAU NOA MAI
TONA REO ITI
MAI TE AHI MOA

(refrain)
TAPA'O NO TE HERE
PUHI HAU NOA MAI
TONA REO ITI
MAI TE AHI MOA
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# Posté le samedi 21 février 2009 12:01
Modifié le dimanche 22 février 2009 05:45

Pour info

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Enquete
Disparition de JPK à Tahiti : Gaston Flosse sur la défensive
Par Pascal Riché | Rue89 | 16/01/2009 | 17H14



Douze ans après la mort du journaliste, une lettre accusatrice a été retrouvée chez l'ex-président de Polynésie.

Jacques Chirac et Gaston Flosse le 28 juillet 2003 à Bora-Bora (Philippe Wojazer/Reuters)

Près de douze ans après la disparition à Tahiti du journaliste Jean-Pascal Couraud, surnommé JPK, l'instruction avance, au point d'inquiéter l'ancien président de la Polynésie française, Gaston Flosse, 77 ans. Qui songe à organiser une conférence de presse.

Pendant des années, la justice de Polynésie, sous pression, a donné l'impression de patauger et de faire du surplace. Le juge qui instruit aujourd'hui l'affaire, Jean-François Redonnet, et les policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF) avancent plus rapidement. Le magistrat n'a pas hésité, par exemple, à perquisitionner au siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services secrets) et au domicile de Gaston Flosse.

L'hypothèse -officielle jusque-là- d'un suicide par noyade du journaliste perd ainsi peu à peu de sa crédibilité. Et de plus en plus d'éléments et de témoignages concordants indiquent que JPK, qui gênait, serait mort aux mains de gros bras du pouvoir local: un commando formé de quatre hommes qui l'auraient noyé au large de Papeete.
L'élément nouveau: une confession écrite

En septembre, les policiers ont retrouvé dans le tiroir du bureau de Gaston Flosse, à son domicile, une confession non signée, mais attribuée à Vetea Cadousteau, ancien membre du Groupement d'intervention de la Polynésie (GIP), la milice de Gaston Flosse (lorsqu'il était au pouvoir) aujourd'hui dissoute. Deux analyses graphologiques ont été engagées pour vérifier l'authenticité de cette lettre.

Vetea Cadousteau n'est plus là pour témoigner: il a été retrouvé dans la montagne le 24 janvier 2004, mort, un coup suspect à la tête. L'autopsie conclut à une mauvaise chute. Ce qui est difficile à croire: le rapport d'autopsie dont nous avons pris connaissance précise que le corps a été retrouvé sans chaussures, alors qu'il était censé chasser.

La lettre retrouvée chez Flosse commence ainsi:

"Je me nomme Vetea Cadousteau. j'écris ce testament car je sais que je serai tué dans quelque temps car j'ai participé à l'assassinat de Couraud. J'ai réfléchi à ce qui s'était passé et je n'arrive pas à vivre avec ça. (...) Je vais vous dire comment, pourquoi, pour qui j'ai exécuté Couraud".

Celui qui se présente comme Cadousteau raconte comment lui et trois autres membres du GIP, qu'il cite nommément, ont embarqué le journaliste ("et un dossier") dans une voiture, puis sur un bateau:

"Nous avons reçu l'ordre par Félicien de faire nettoyage de Couraud."

Ils auraient alors attaché les pieds de Couraud à "04 gros ciments", auraient pris la direction de Moorea, auraient accroché leur victime "à une corde et une chaîne" et l'auraient fait descendre plusieurs fois dans l'eau, en lui demandant de parler du contenu de son dossier.

L'auteur de la lettre écrit par la suite que les quatre hommes, après avoir téléphoné à un certain "Réré", ont lâché le corps, qui "est parti dans le fond". Le lendemain, selon le récit, "Félicien" les a félicités.
Un récit qui confirme
un témoignage naguère écarté

"Félicien" désigne Félicien Micheloni, l'un des deux ex-agents de la DGSE qui dirigeaient un service de renseignement mis en place par Flosse (l'autre s'appelle André Yhuel). Car si Flosse avait sa garde prétorienne, il avait aussi son propre service de barbouzes. Ce n'est pas la première fois que leur nom apparait dans ce dossier pour le moins confus.

Ce n'est pas non plus la première fois que l'interrogatoire fatal de JPK est raconté. Au mois d'octobre 2004, Vetea Guilloux, employé au GIP, avait affirmé que Couraud avait été noyé, le corps lesté de parpaings, par des agents du GIP qui s'en étaient vantés un soir de beuverie. (Voir la vidéo)

Vetea Guilloux avait été pris pour un fou et avait été condamné à une peine de prison ferme pour "déclarations mensongères et dénonciation calomnieuse". L'enquête a, depuis, failli tomber en panne, plusieurs fois. Elle a repris sous l'impulsion du juge Redonnet.
L'ombre du "compte japonais" de Chirac

Les proches de JPK, sa famille comme son ancien ami Me Dominique des Arcis, ont aujourd'hui la conviction que la disparition du journaliste est liée à une enquête que Jean-Pascal Couraud menait sur les financements politiques du RPR. En arrière fond de ces soupçons, l'affaire du "compte japonais de Chirac".

En février 2007, le frère de JPK, Philippe Couraud, avait rencontré Maître Dominique des Arcis, également avocat du journaliste, dans un café. Ce dernier, racontera par la suite Philippe Couraud, lui aurait alors affirmé qu'il a été en possession d'informations relatives à des transferts de fonds de Polynésie française vers un compte ouvert au Japon au nom Jacques Chirac. Interviewé par Rue89 en janvier 2008,l'avocat avait démenti avoir prononcé le mot "Japon".


Mais il reconnaît que l'enquête que JPK et lui menaient sur le financement politique de la campagne de Chirac en 1995 peut très bien avoir été à l'origine de l'enlèvement supposé du journaliste.

De l'enquête qu'avaient mené JPK et des Arcis, il reste une note de 13 pages que nous avons consultée (il y en avait initialement 14). Cette note, rédigée en 1998, fait état d'opérations financières mêlant Gaston Flosse, son ami Robert Wan, richissime homme d'affaires local, et Jacques Chirac. Le mot Japon y apparaît bien:

"...CHIRAC et GASTON ont été ensemble au JAPON en juillet et en août. Or chacun sait que les cours de la perle noire de Tahiti sont entre les mains des Japonais."

Gaston Flosse sur la défensive

Gaston Flosse a raconté aux policiers que "quelqu'un" lui a fait parvenir ces documents, mais qu'il n'a pas cru bon de les livrer aux autorités judiciaires parce qu'il avait "trouvé cette affaire farfelue": "J'ai jugé que ce document n'était pas très intéressant pour l'affaire en cours", déclare-t-il aux policiers qui l'interrogent. Il considère que ces confessions "inventées" font partie d'une manoeuvre montée contre lui par ses adversaires politiques.

Mais si ce testament était farfelu, pourquoi l'avoir "archivé" dans son bureau, lui ont demandé les policiers en septembre dernier? Réponse du sénateur divers droite:

"S'il y avait une quelconque réalité du récit, j'aurais fait disparaître ce document."

Détail troublant: le "testament", un texte écrit à la fois à la main et à la machine, a été trouvé dans le tiroir droit du bureau de Flosse, dans une grande enveloppe. A l'intérieur de la grande enveloppe se trouvait une plus petite enveloppe, également adressée à Flosse, contenant un relevé d'identité bancaire et une demande de rendez-vous manuscrite.

Selon le journal Monde, qui a révélé une partie du contenu des documents trouvés au domicile de Gaston Fosse, à Pirae, le juge "s'intéresse aussi au crash d'un avion, en 2002, dans lequel a péri Boris Leontieff, le rival politique historique de M. Flosse", et dont JPK était très proche.

En attendant, le sénateur pourrait être poursuivi pour délit d'entrave à la justice: fût elle anonyme, non datée, et de source inconnue, la pièce qu'il s'est abstenue de communiquer au juge est directement liée à l'enquête.

Le 29 décembre, Gaston Flosse avait déjà réagi à ces informations par un communiqué posté sur son blog, pour faire part de son "effarement":

"Le sénateur Gaston Flosse précise qu'il s'est contenté de recevoir une lettre anonyme, relatant de prétendues révélations sur cette affaire, tout comme Oscar Temaru, en 2004, avait reçu le témoignage de Vetea Guilloux. Quand on sait que Vetea Guilloux a été condamné à de la prison ferme pour son témoignage, il n'y a aucune conclusion hâtive à tirer de ce document."

Il trouve "proprement scandaleux que la presse et ses détracteurs continuent de parler d'enlèvement et de meurtre de Jean-Pascal Couraud puisque, après plus de 10 ans depuis la disparition du journaliste, rien ne vient étayer cette thèse". Sur son blog, il n'accuse pas les opposants locaux, mais carrément les services de l'Etat français:

"A l'heure où le sénateur Gaston Flosse joue un rôle déterminant dans la réconciliation politique en Polynésie française, il ne peut que s'interroger sur l'intérêt de certaines autorités de l'Etat à manipuler sciemment des informations judiciaires dans le seul but de tenter de faire barrage à un consensus politique qui n'a pas l'assentiment de certains à Paris : pure coïncidence ou volonté délibérée?"
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# Posté le vendredi 16 janvier 2009 15:11

Coupures

En 1967,Cat Stevens nous gratifiait de l'une de ses innombrables magnifiques chansons:

"The first cut is the deepest".

Ce matin, après une nuit de tempête et de pluie sur la Bretagne, je la réécoute au coin du feu.

Mauvais spleen.

Chaque jour qui passe m'apporte des nouvelles de Tahiti attisant la nostalgie effarante que je tente pourtant de contenir. C'est un effort de tous les instants, tant la coupure continue à faire mal.

Depuis plusieurs mois,je m'étais pourtant préparé à ce retour obligatoire, j'avais mentalement égrainé toutes les satisfactions qu'il m'apporterait. C'est vrai,il y en a. Elles sont d'ordre intime, liées à des êtres qui me sont très chers et qui se reconnaîtront s'ils me lisent.

Mais j'avais sous estimé un phénomène dont on m'avait pourtant maintes fois entretenu.

Le climat qui règne en Métropole. Et chacun comprendra que je ne parle pas de la météo.

Pour faire simple, disons que je ne reconnais pas le pays que j'ai quitté en 2004. Certes à cette époque les prémices de ce qu'il se passe aujourd'hui étaient déjà discernables pour peu qu'on y prêtât attention.

Morosité, avènement de l'individualisme et de ses replis, qui sur soi, qui sur sa communauté.

Et pire que tout, la résignation.

La crise financière dont on nous rebat les oreilles ces dernières semaines n'est pas faite pour améliorer les choses, on en conviendra.

Il m'a fallu du temps pour comprendre ce qui me manquait le plus de Tahiti.

J'ai longtemps cédé aux clichés faciles, soleil, lagon, gentillesse des polynésiens. Certes tout cela est vrai mais ne constitue pas quoi que ce soit d'insurmontable.

Et puis, au fil des jours, une cause plus fondamentale de ma nostalgie m'est apparue.

A Tahiti,les turpitudes du monde extérieur paraissent lointaines.

Comme si l'isolement géographique constituait un sas de sécurité.

Même si ce n'est qu'une illusion qu'il faut garder à l'esprit, comment ne pas la considérer comme infiniment agréable ?


Et doit-on renoncer aux plaisirs terrestres au prétexte qu'ils seraient illusoires ?

Question philosophique classique...

A chacun sa réponse.
# Posté le dimanche 05 octobre 2008 06:41
Modifié le lundi 06 octobre 2008 06:47

Agence GHIO's

Je reçois de très nombreuses demandes de renseignements sur l'installation et la vie à Tahiti.

J'essaie d'y répondre mais ce n'est pas toujours facile. Primo, parce que ça me renvoie à la dure réalité de ne plus y être et deuxio, parce que les questions posées sont trop souvent à spectre de réponse large.

Que ceux qui souhaitent en savoir plus essaient donc d'être plus précis dans leurs questionnements.

Cela me facilitera la tâche... Pei !

Je rappelle ma nouvelle adresse mail : jcghio@hotmail.fr

Salut à tous !

Jean-Claude / Organisateur de rêves lointains

(Rapatrié à Sarkoland contre son gré, pour peu de temps je l'espère)






# Posté le samedi 04 octobre 2008 09:03

OTI ROA !

OTI ROA !
Oti roa ! Vraiment fini cette fois...

Dans quelques jours nous serons dans l'avion qui nous ramènera au Fenua Farani.

Bien sûr la joie indescriptible de retrouver ceux qu'on aime et qui nous manquent chaque jour est là, bien présente.

Cependant, l'idée de quitter Tahiti ne va pas sans un gros pincement au c½ur en ce qui me concerne.

J'ai aimé ce pays, m'y suis vite plu, aimé ses habitants, apprécié leur gentillesse, beaucoup appris sur moi à leur contact. Je reviens différent, plus ouvert, moins stressé, plus philosophe pour résumer.

J'ai aimé les îles, la splendeur du lagon, la magie des fonds marins, les ciels étoilés, le soleil du matin.

J'ai aimé mille choses qu'il faut avoir vécues ici pour les comprendre. Elles sont inénarrables. Des clichés furtifs de la vie tahitienne, totalement étrangers à notre vision popa'a du monde.

Ce blog va se transformer. J'ignore encore comment, même si je commence à entrevoir la suite.

A vous tous, les milliers et milliers d'internautes qui m'avez fait l'honneur de me rendre virtuellement visite, à ceux qui se sont intéressés à Tahiti, qui m'ont posé des questions, à ceux que j'ai pu aider par mes modestes conseils, merci et à bientôt pour de nouvelles pages sans doute très différentes et moins ensoleillées.

Mauruuru !

Nana !

# Posté le vendredi 27 juin 2008 03:59
Modifié le lundi 30 juin 2008 16:45